Episode 5 : Tôkyô, Ueno & Nakano by night

Publié le par aldric973

7 août 2008 : c'est toujours mon 2ème jour à Tôkyô, et je commence à ressentir une grande fatigue après mon lever à 3 heures du matin, ma visite du marché de Tsukiji, et ma longue balade à Asakusa. C'est le prix à payer pour le voyageur qui veut tirer profit de son voyage et tout voir, même si c'est impossible !

Je décide de me rendre à Ueno et son immense parc, situé sur une colline. Car pour un guyanais d'adoption, quoi de mieux qu'un petit tour en forêt en plein coeur de Tôkyô pour souffler un peu ?

Dès mon arrivée au parc, je suis accueilli par la célèbre statue de Saigô Takamori, le samouraï promenant son chien. "Après avoir soutenu la Restauration de Meiji, Saigô Takamori changea de camp et se fit hara-kiri lorsque le nouveau gouvernement retira son pouvoir à l'aristocratie militaire dont il faisait partie" (extrait du Lonely Planet).

Le parc d'Ueno, véritable village à lui tout seul, est parsemé de musées en tous genres, contient un zoo, et surtout, renferme des vestiges de l'ère Tokugawa, la colline d'Ueno ayant été l'un des derniers bastions de ce clan jusqu'à la fin du XIXème siècle.

Je me laisse donc transporter dans le passé par la visite du Tôshô-Gu, sanctuaire Tokugawa, qui dégage une aura très spéciale malgré l'affluence touristique, française en particulier...

Plus tard, je me balade dans le quartier d'Ueno, et vais me perdre dans un nouveau Game Center, où de jeunes japonais se défoulent sur des jeux musicaux : guitare, batterie, et surtout tambours traditionnels qui résonnent encore aujourd'hui dans ma tête...

De retour à l'appartement, à Nakano, je m'écroule et dors le reste de la journée. Le soir venu, je me réveille en pleine forme (merci le décalage horaire de 12 heures !) et décide donc d'explorer les rues de Nakano la nuit. Le quartier dévoile alors un tout autre visage : toujours aussi animées, les ruelles éclairées de lanternes et néons se voient envahies d'une faune très particulière : exit les familles et les jeunes filles faisant leur lèche-vitrine, hôtes et hôtesses invitent les passants à entrer, ou, c'est selon, refusent l'entrée aux gaijin. On m'avait prévenu. En me promenant la journée, je n'avais pas réalisé qu'il y avait autant de salons de massage dans ces ruelles !

Peu importe, je me retrouve dans un pub minuscule, dont les murs sont bourrés de vieux disques vinyls. Essentiellement de la folk et du rock des années 60 à 70. Je crois que le pub porte le nom d'Analog Bar, ou quelque chose comme ça. On y refuse le numérique, le CD, et la playlist mp3, n'en parlons pas. Paradis du mélomane puriste qui considère que la musique s'arrête en 1980 avec le suicide de Ian Curtis. La patronne est une sorte de vieille hippie japonaise qui se balance derrière son comptoir et fait tourner les galettes et sautiller les diamants avec autant de soin qu'elle prépare les cocktails. L'idée est de fureter dans la collection, qui regorge de merveilles et raretés en tout genre, et choisir ce qu'on écoute en sirotant un verre. Un japonais d'une cinquantaine d'années me fait découvrir le Neil Young japonais, dont j'ai malheureusement oublié le nom, puis nous apprécions le bon vieux Harvest en essayant tant bien que mal de communiquer, oscillant entre son anglais approximatif, ressorti d'un âge où l'on écoutait que des vinyls, et mon japonais ultraminimaliste à peine sorti de l'oeuf, nourri aux films de Kitano et consors. Peu importe, ce soir-là, la musique a parlé pour nous !


N'oubliez pas que vous pouvez vous abonner en laissant votre e-mail, vous serez averti de la publication de chaque nouvel article !

Commenter cet article

Dada du 2a 01/11/2008 16:27

Salut 1er j'adore t'es video ^^ et puis jvoudrait s'avoir si tu voudrait bien menvoyer la music de l'intro

Aldric 21/10/2008 02:30

Arrête Yazid, le pire c'est que si je retournais à Nakano, je saurais même pas le retrouver, ce foutu bar à vinyls ! J'ai essayé un autre soir, comme la première fois, c'est-à-dire en me paumant au hasard dans les rues de Nakano, mais je l'ai jamais retrouvé. Pourtant, crois-moi, il existe ! Enfin, je crois.Quant au salon de massage, nan, c'était trop pour mon budget !

Yazid Manou 20/10/2008 14:27

Décidémment, je ne sais pas si je dois poursuivre le visionnage de ce blog car à chaque fois, je vois ce que j'ai loupé sur place et j'ai bien les boules !! J'ai zappé le parc de Ueno et je regrette le petit bar rempli de vieux vinyles !! En plus en ce moment, nous sommes en plein revival avec Universal Music puisque nous rééditions quantités de microsillons (Hendrix, Blind Faith, Cream, Marvin Gaye, Brel, Gainsbourg...). Et tu ne nous as pas montré l'intérieur d'un salon de massage (que je n'ai pas visité non plus !). Bon allez, je continue le parcours du blog !!